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Expérience négative aux frontières de la mort, après une tentative de suicide

Expérience négative aux frontières de la mort, après une tentative de suicide

Antoinette témoigne de l’expérience traumatisante qu’elle a vécue à 45 ans, alors qu’elle attente à sa vie. Elle nous raconte comment depuis 1996, cette expérience de conscience non ordinaire a bouleversé son quotidien.

Voici ce que nous écrit Antoinette avant l’interview :

Je souhaiterais que mon expérience puisse aider.

Aux personnes déprimées, en totale « nuit », je voudrais leur dire qu’il y a toujours une issue. S’il nous semble que tout est noir il faut trouver la lueur qui est tout au fond de nous.

Nous sommes tous confrontés à la souffrance à un moment ou à un autre, tout dépend ensuite de notre réaction. En ce qui me concerne j’ai fait de cette souffrance « un malheur » qui m’a couté une dizaine d’années pour en sortir. Trouvez des personnes à l’écoute et ne perdez pas courage.

Pour les personnes ayant fait une EMI : parlez-en, les gens sont plus aptes actuellement à vous croire. Et laissez tomber les sceptiques, leur ouverture d’esprit viendra plus tard.

Je pense que les « enfers » dans lesquels nous sommes plongés lors d’EMI négatives sont nos peurs. Depuis que je suis née, mes grandes peurs sont : l’emprisonnement, le rejet, la solitude, le noir, … Dans ce tunnel c’est à l’extrême que j’ai ressenti tout cela.

J’ai pris conscience avec le temps que cette épreuve n’était pas une punition mais une mise en garde : stop ! On n’a pas le droit de couper notre cordon de vie !

Et à ce moment là de ma vie, j’avais oublié d’entretenir l’étincelle qui était en moi ; même si je suis toujours restée « connectée » à un Au-delà dont je n’ai jamais nié l’existence.

Antoinette

Le témoignage en vidéo

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Défaillance au niveau des statistiques de cause de décès et recommandations

Défaillance au niveau des statistiques de cause de décès et recommandations

D’après le 5ème rapport de l’Observatoire National du Suicide – sept 2022

La refonte du certificat de décès

Au printemps 2021, un rapport sur les statistiques des décès en France fait état de défaillances dans l’établissement des statistiques sur les causes médicales de décès et liste plusieurs rapports rédigés à la demande de l’administration par trois inspections générales :

  • L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS),
  • L’Inspection générale de l’Insee
  • L’Inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche (IGESR).

Les administrations destinataires de ce rapport ont alors mis en place un projet auprès du directeur de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), en étroite collaboration avec le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (InsermCépiDc). Ce projet se décline en deux grands objectifs.

  • À court terme, le rattrapage des délais de production des statistiques sur les causes de décès doit permettre de mettre la France en conformité avec les obligations européennes et d’éclairer les autorités sanitaires sur les impacts de la crise liée au Covid-19
  • À moyen terme, l’objectif est l’amélioration des différentes étapes nécessaires au suivi des causes de décès, depuis la rédaction du certificat par le médecin jusqu’à la mise à disposition des chiffres. Le but est ici d’améliorer la précision et la vitesse de mise à disposition des données, et de favoriser la diversification de leurs usages.
  • Certaines de ces évolutions s’appuieront sur les travaux récemment menés par le CépiDc de l’Inserm pour améliorer sensiblement la proportion de certificats de décès codés automatiquement
  • Des moyens permettant le recrutement récent de codeurs médicaux et nosologistes supplémentaires ont été dégagés. L’accélération du déploiement de la certification électronique, impulsée par la pandémie de Covid-19, a été confortée par l’instauration, d’un décret prenant effet au 1er juin 2022 obligeant les établissements de santé publics et privés et les établissements médico-sociaux à utiliser ce mode de transmission, le recours au certificat papier devant devenir exceptionnel (décret n° 2022-284 du 28 février 2022 relatif à l’établissement du certificat de décès).

Une hausse de la certification électronique est partiellement attendue à l’occasion de la mise en production
d’une nouvelle version de l’application de certification électronique à l’automne 2022.
Cette application permettra d’interagir avec le médecin certificateur pour lui faciliter
la déclaration d’une information précise et rapidement exploitable

Ce projet de refonte générale des statistiques sur les causes médicales de décès, ainsi que l’augmentation du codage automatique et de la transmission électronique des certificats, devraient contribuer à améliorer la qualité des données concernant l’ensemble des décès – en particulier ceux par suicide – tout en accélérant leur mise à disposition, ce afin d’alimenter le pilotage de la prévention du suicide. Par ailleurs, le nouveau certificat de décès, entré en application au 1er janvier 2018 mais dont le déploiement a été progressif, contient des rubriques nouvelles ou modifiées et devrait également contribuer à améliorer la mesure. Règlement (UE) n° 328/11. 25 . En particulier, une rubrique sur les circonstances apparentes du décès, parmi lesquelles figure le suicide, a été ajoutée pour inciter les médecins certificateurs à limiter les ambiguïtés en cas de mort violente. Un contrôle qualité et une expertise de ce nouvel élément et de ses implications sur le comptage des décès par suicide est actuellement en cours à l’Inserm-CépiDc.

Enfin, depuis le 1er janvier 2018, un volet complémentaire doit obligatoirement être renseigné, en cas de recherche médicale ou médicolégale de la cause de décès, ce qui est une situation courante en cas de suicide. Le remplissage de ce volet complémentaire reste aujourd’hui limité, malgré une campagne d’accompagnement et de communication auprès des instituts médicolégaux par l’Inserm-CépiDc. Dans l’attente de ces progrès et afin d’assurer une surveillance réactive des décès par suicide, Santé publique France et l’Inserm-CépiDc ont développé un algorithme de reconnaissance des suicides pour documenter l’évolution temporelle de ce type de décès lors de la pandémie de Covid-19 en France (fiche 1). Cet algorithme ouvre des perspectives intéressantes pour des travaux futurs et pour une surveillance réactive des décès par suicide.

Une autre recommandation du précédent rapport de l’ONS portait sur la nécessité d’améliorer le codage des tentatives de suicide dans les données hospitalières (programme de médicalisation des systèmes d’information [PMSI]), dont la fiabilité a été questionnée par les experts. Une recherche visant à évaluer la qualité de ce codage a ainsi été lancée en septembre 2021. Ce projet, en cours, se focalise sur les tentatives de suicide ayant conduit à un passage à l’hôpital (urgences, soins intensifs, psychiatrie), et notamment sur les données médico-administratives issues de ces passages. Il étudie le niveau de fiabilité des données administratives relatives aux gestes auto-infligés (évaluation du nombre et du taux de lésions auto-infligées non codées, du nombre et du taux de codages erronés au regard des données des dossiers médicaux) afin, d’une part, de déterminer un facteur de correction aux données médico-administratives quand elles sont utilisées à visée épidémiologique et, d’autre part, de suivre l’évolution de la qualité des codages suivant une méthode robuste et réplicable. Cette étude pilote, menée au CHU de Dijon et au centre hospitalier spécialisé (EPSM) La Chartreuse de Dijon, permettra notamment de faire ressortir des premiers éléments sur les problèmes méthodologiques ou organisationnels rencontrés, et sur les moyens nécessaires à la construction d’une méthodologie applicable en pratique à un grand nombre d’établissements, grâce à des ressources optimisées.

Le cas des suicides professionnels

Depuis le précédent rapport, les travaux sur les possibilités de mieux connaître les suicides liés au travail et sur l’analyse statistique des gestes suicidaires selon la situation professionnelle des personnes ont également avancé. L’exploitation de l’EDP-santé, déjà évoquée plus haut, permet de documenter, de façon inédite, les caractéristiques sociodémographiques des personnes hospitalisées pour tentative de suicide (fiche 17). De même, une étude expérimentale conduite avec huit instituts de médecine légale, qui fait suite à une recommandation du premier rapport de l’ONS en 2014 et dont la méthodologie a été présentée dans le quatrième rapport paru en 2020, établit qu’environ un décès par suicide sur dix a été identifié comme étant en lien potentiel avec le travail. Parmi les personnes dont on savait qu’elles occupaient un emploi, le travail semble avoir joué un rôle dans le geste suicidaire dans 42 % des cas (fiche 18 du 5ème rapport ONS). Cette étude émet des propositions pour mettre en place un système de repérage des suicides en lien avec le travail à partir des informations détenues par les instituts médicolégaux (IML)

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5ème rapport de l’Observatoire National du Suicide

5ème rapport de l’Observatoire National du Suicide

SUICIDE : Mesurer l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19

Ce cinquième rapport traite des conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur les conduites suicidaires. Il fait état de travaux initiés dès le début de la pandémie et conduits pendant presque deux ans.

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Le projet RD Supreniro prend forme, vie, et se diffuse !

Le projet RD Supreniro prend forme, vie, et se diffuse !

De la bouche à l’oreille, d’un réseau à un autre, entre ami.e.s, collègues, famille, les fêtes de fins d’année sont un temps propice pour prendre soin les uns des autres, et ouvrir la parole sur un sujet douloureux mais encore tabou. En parler, donner à lire, c’est déjà faire de la prévention.

Merci à Jean-Michel GRANDSIRE, éditeur (JMG Éditions) du livre « Vivre? » , d’avoir offert une belle visibilité à mon projet, sur sa revue trimestrielle Parascience n°127 (que je ne peux que vous encourager à acquérir -pour vous ou pour offrir- en cliquant sur ce lien https://jmgeditions.fr/produit/parasciences-127/ )

Vous pourrez y lire l’article que j’ai consacré au projet RD Supreniro, portant le titre évocateur : « EMI ET CULTURE DE PRÉVENTION DU SUICIDE : UN ART DE VIVRE AU 21ème SIÈCLE »

Ce projet existe au bénéfice de tous, et perdurera grâce à vous .
Merci de votre soutien !

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« Les élèves à l’infirmerie scolaire : identification et orientation des jeunes a haut risque suicidaire »

« Les élèves à l’infirmerie scolaire : identification et orientation des jeunes a haut risque suicidaire »

Enquête de Marie Choquet, épidémiologiste, et Xavier Pommereau, psychiatre

« Les élèves à l’infirmerie scolaire », enquête menée auprès de 21 établissements scolaires de Gironde (8 collèges, 8 lycées d’enseignement général, 5 lycées d’enseignement professionnel) comprenant deux parties principales : 1°/les consultants de l’infirmerie scolaire ; 2°/les suicidants à l’infirmerie, le présent document ne détaillant que cette dernière partie. L’enquête a inclus près de 1000 élèves âgés de 11 à 21 ans. Elle s’est déroulée en mars et avril 2000.

Dans le cadre de son projet pédagogique global, RD Supreniro propose d’établir un lien numérique, entre le livret scolaire traçant les séances du plan de formation suivies durant le cursus étudiant de 7 ans à 25 ans, et l’application « Mon espace santé », dans le but d’établir l’influence d’une culture de prévention du suicide dès l’enfance, sur le taux de tentatives de suicide tout au long de la vie.

Consulter le Plan de formation RD Supreniro ICI
2021JeunesVsSuicide-etude-choquet-pommereau

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Étude longitudinale sur la dépression chez les adolescents d’Uppsala (ULADS)

Étude longitudinale sur la dépression chez les adolescents d’Uppsala (ULADS)


Uppsala est une ville universitaire en Suède, comptant environ 180 000 habitants au début des années 1990

Il est maintenant bien établi que le trouble dépressif majeur (TDM) et la dépression sous-seuil, avec une apparition initiale dans l’enfance ou l’adolescence, sont liés à des épisodes récurrents de dépression et d’autres problèmes de santé mentale à l’âge adulte[1]

[1] Johnson D, Dupuis G, Piché J, et al. . Résultats de santé mentale chez les adultes de la dépression chez les adolescents : une revue systématique . Déprimer l’anxiété 2018


L’objectif

L’objectif initial de cette enquête épidémiologique était d’étudier la prévalence, les caractéristiques et les corrélats de la dépression chez les adolescents, et s’est par la suite élargie pour inclure un large éventail de résultats à long terme sociaux, économiques et liés à la santé et d’analyses du coût de la maladie.

La dépression unipolaire est reconnue comme l’une des principales causes d’invalidité dans le monde [1] et est associée à la morbidité médicale, à la mortalité et à une diminution de la qualité de vie

[1]  Costello EJ, Egger H, Angold A. Revue de mise à jour de la recherche sur 10 ans : l’épidémiologie des troubles psychiatriques de l’enfant et de l’adolescent : I. Méthodes et fardeau de santé publique 


La population étudiée

Il s’agit d’une enquête épidémiologique sur 25 ans (1991 à 2016), réalisée sur une population de 2465 adolescents éligibles d’Uppsala, âgés de 16 à 17 ans.
Sur 2300 (93 %) ont participé à un dépistage de la dépression

Les adolescents avec un dépistage positif[1][2]  ou une tentative de suicide auto-déclarée) ont été invités à participer à une évaluation complète en face-à-face comprenant un entretien diagnostique structuré [3]
Pour chaque élève avec dépistage positif, un camarade de classe de même sexe avec dépistage négatif a été invité à une évaluation identique. 
Au total, 631 adolescents (78 % de femmes) ont terminé cette évaluation


[1] BDI≥16 Larsson B, Melin L. Symptômes dépressifs chez les adolescents suédois
[2] CES-DC≥30+BDI≥11, Roberts RE, Lewinsohn PM, Seeley JR. Dépistage de la dépression chez les adolescents : une comparaison des échelles de dépression . J Am Acad pédopsychiatrie 1991
[3] Reich W, Herjanic B, Welner Z, et al. . Elaboration d’un entretien psychiatrique structuré pour enfants : Accord sur le diagnostic comparant entretiens enfants et parents . J Abnorm Child Psychol 1982


L’enquête de suivi à +15 ans

En 2006-2008, Les participants qui avaient consenti à être contactés (en fournissant leur numéro d’identité personnel unique) ont été invités à un entretien de suivi axé sur la santé mentale, la santé générale et les résultats psychosociaux. Les participants étaient alors âgés de 30 à 33 ans. 

Les données de l’ULADS ont montré que le trouble dépressif persistant est associé à un plus mauvais pronostic que le TDM, indiquant que les adolescents souffrant d’un épisode prolongé de dépression sont prédisposés à de futurs problèmes de santé mentale [1].  De même, de multiples symptômes somatiques à l’adolescence ont prédit indépendamment des épisodes dépressifs continus et d’autres problèmes de santé mentale au début de l’âge adulte[2].  Les données basées sur les registres ont montré que les femmes souffrant de dépression chez les adolescentes avaient une consommation accrue de soins hospitaliers et ambulatoires, mais aussi plus de médicaments psychotropes et non psychotropes prescrits au début de l’âge adulte. Les hommes souffrant de dépression chez les adolescents étaient plus susceptibles que les témoins de recevoir des soins hospitaliers pour troubles mentaux, en particulier l’abus d’alcool et de drogues[3]
Au total, 409 participants ont complété cette entrevue de suivi.

[1] Jonsson U, Bohman H, von Knorring L, et al. . Résultats de santé mentale de la dépression à long terme et épisodique chez les adolescents : suivi de 15 ans d’un échantillon communautaire. J Affect Disord 2011
[2] Bohman H, Jonsson U, Päären A, et al. . Signification pronostique des symptômes somatiques fonctionnels à l’adolescence : une étude de suivi communautaire de 15 ans portant sur des adolescents souffrant de dépression par rapport à des pairs en bonne santé . BMC Psychiatrie 2012
Bohman H, Låftman SB, Cleland N, et al. . Symptômes somatiques à l’adolescence en tant que prédicteur de maladie mentale grave à l’âge adulte : étude de suivi communautaire à long terme . Psychiatrie de l’enfant adolescent et Santé mentale 2018 
[3] Bohman H, Jonsson U, Päären A, et al. . Suivi à long terme de la dépression chez les adolescents. Une étude basée sur la population . Ups J Med Sci 2010
Päären A, von Knorring L, Jonsson U, et al. . Prescriptions de médicaments d’adultes souffrant de dépression chez les adolescents dans un échantillon communautaire . Médicament pharmacoépidémiol Saf 2012 


L’enquête de suivi à +25 ans

Les participants à l’entretien de suivi ont été invités à une troisième vague de collecte de données en 2011-2013, alors qu’ils étaient âgés de 33 à 36 ans. Au total, 188 participants ont pris part à cette évaluation, qui s’est concentrée sur les premiers signes d’athérosclérose et d’autres marqueurs de risque de maladie cardiovasculaire.

Constats à ce jour :

La prévalence à vie d’un épisode dépressif majeur a été estimée à 11,4 %. 

Des informations détaillées sur l’évaluation de base ont déjà été rapportées, y compris la prévalence de la dépression, la comorbidité, les symptômes somatiques, le réseau social, le climat familial et les événements de la vie. 

La prévalence sur un an et à vie de la dépression majeure à l’adolescence a été estimée à 5,8 % et 11,4 %, respectivement, avec quatre filles pour chaque garçon. 

Le trouble dépressif d’une durée d’au moins 1 an (c’est-à-dire le trouble dépressif persistant) était le sous-type le plus courant[1].  La comorbidité psychiatrique était courante, avec des troubles anxieux présents chez environ la moitié des adolescents déprimés et des troubles des conduites chez un quart[2]


[1]  Olsson GI, von Knorring AL. Dépression chez les adolescents : prévalence chez les lycéens suédois . Acta Psychiatr Scand 1999

[2] Olsson G. Dépression chez les adolescents. épidémiologie, nosologie, stress de la vie et réseau social. Minirevue basée sur une thèse de doctorat . Ups J Med Sci 1998

Les adolescents présentant un trouble dépressif persistant ont décrit une situation particulièrement problématique, avec un réseau social insatisfaisant, des conflits au sein de la famille et de multiples symptômes somatiques[1]


[1] Olsson GI, Nordström ML, Arinell H, et al. . Dépression chez les adolescents : réseau social et climat familial – une étude cas-témoins . J Child Psychol Psychiatry 1999
Association psychiatrique américaine. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux . 3e édition Washington, DC : American Psychiatric Association, 1987
Association psychiatrique américaine. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux . 5e édition Arlington, VA : American Psychiatric Association, 2013. 
Bohman H, Jonsson U, Von Knorring AL, et al. . Symptômes somatiques comme marqueur de la gravité de la dépression chez les adolescents . Acta Pédiatre 2010


Un nombre croissant de recherches provenant d’enquêtes épidémiologiques indique que la première apparition de la dépression survient fréquemment à l’adolescence, et les preuves suggèrent une probabilité cumulative croissante passant d’environ 5 % au début de l’adolescence à 20 % à la fin de l’adolescence[1]


[1] Hankin BL, Abramson LY, Moffitt TE et al. . Développement de la dépression de la préadolescence à l’âge adulte : différences émergentes entre les sexes dans une étude longitudinale de 10 ans . J Abnorm Psychol 1998
Lewinsohn PM, Rohde P, Klein DN, et al. . Evolution naturelle du trouble dépressif majeur de l’adolescence : I. Continuité jusqu’à l’âge adulte . J Am Acad pédopsychiatrie 1999

 En outre, une proportion substantielle d’adolescents présentent des symptômes inférieurs au seuil et ne sont ni diagnostiqués ni traités[1], malgré un risque élevé d’adversité future[2]. Cela souligne la nécessité d’une prévention efficace et d’un traitement précoce pour les personnes touchées[3].


La dépression chez les adolescents était également associée à un risque accru d’autres difficultés à l’âge adulte, notamment des problèmes de récidive, de santé mentale supplémentaires, un faible niveau de scolarité et des problèmes liés aux relations intimes.

[1] Bertha EA, Balázs J. Dépression sous-seuil à l’adolescence: une revue systématique . Eur Child Adolesc Psychiatry 2013
 Wesselhoeft R, Sørensen MJ, Heiervang ER, et al. . Dépression sous le seuil chez les enfants et les adolescents – une revue systématique . J Affect Disord 2013
[2] Copeland WE, Wolke D, Shanahan L, et al. . Résultats fonctionnels chez l’adulte des problèmes psychiatriques courants chez l’enfant : une étude prospective et longitudinale . JAMA Psychiatrie 2015
[3] Thapar A, Collishaw S, Pine DS, et al. . Dépression à l’adolescence . Le Lancet 2012

Remerciements à Sarah M.

Uppsala

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