Expérience négative aux frontières de la mort, après une tentative de suicide

Expérience négative aux frontières de la mort, après une tentative de suicide Antoinette témoigne de l’expérience traumatisante qu’elle a vécue à 45 ans, alors qu’elle attente à sa vie. Elle nous raconte comment depuis 1996, cette expérience de conscience non ordinaire a bouleversé son quotidien. Voici ce que nous écrit Antoinette avant l’interview : Je souhaiterais que mon expérience puisse aider. Aux personnes déprimées, en totale « nuit », je voudrais leur dire qu’il y a toujours une issue. S’il nous semble que tout est noir il faut trouver la lueur qui est tout au fond de nous. Nous sommes tous confrontés à la souffrance à un moment ou à un autre, tout dépend ensuite de notre réaction. En ce qui me concerne j’ai fait de cette souffrance « un malheur » qui m’a couté une dizaine d’années pour en sortir. Trouvez des personnes à l’écoute et ne perdez pas courage. Pour les personnes ayant fait une EMI : parlez-en, les gens sont plus aptes actuellement à vous croire. Et laissez tomber les sceptiques, leur ouverture d’esprit viendra plus tard. Je pense que les « enfers » dans lesquels nous sommes plongés lors d’EMI négatives sont nos peurs. Depuis que je suis née, mes grandes peurs sont : l’emprisonnement, le rejet, la solitude, le noir, … Dans ce tunnel c’est à l’extrême que j’ai ressenti tout cela. J’ai pris conscience avec le temps que cette épreuve n’était pas une punition mais une mise en garde : stop ! On n’a pas le droit de couper notre cordon de vie ! Et à ce moment là de ma vie, j’avais oublié d’entretenir l’étincelle qui était en moi ; même si je suis toujours restée « connectée » à un Au-delà dont je n’ai jamais nié l’existence. Antoinette Le témoignage en vidéo

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Les expériences de mort imminente dites négatives

Les expériences de mort imminente dites négatives Un expérienceur d’état de conscience aux frontières de la mort sur dix, rapporte avoir été témoin de phénomènes traumatisants Comme nous l’avons évoqué dans un précédent article, depuis les années 1970, les scientifiques et les chercheurs ont recensés plus de 13 millions aux Etats Unis et 16 millions en Europe, de témoignages d’expérience aux frontières de la mort, dont 2.5 millions en France. Ces phénomènes sont rapportés par 8 à 18% (selon les études) de personnes réanimées après un arrêt cardio-respiratoires ou un coma. Si ces incursions dans des sphères intangibles, décrites comme sublimes, alors que l’individu est dans un état de conscience non ordinaire, ces expériences aux frontières de la mort, peuvent aussi se révéler négatives. Ce sont alors des « épreuves psychiques infernales », qui sont décrites par certains expérienceurs, comme des scènes désagréables, effrayantes. Ces témoignages représentent environ 10 % des expériences recensées. Ce chiffre est probablement inférieur à la réalité. Car si les expérienceurs qui ont vécu cette aventure ineffable et prégnante tardent à se confier, de crainte d’être pris pour fous, ou incompris, ceux qui ont expérimenté des phénomènes négatifs, peinent à en faire le récit pour des raisons similaires, mais aussi parce qu’ils sont loin d’en ressentir de la félicité.   Il convient de noter que les personnes réanimées après un état de mort clinique constaté ou de coma, qui disent avoir vécu des EMI négatives, rapportent des sentiments intenses de détresse, de peur et de désespoir. Ces expériences peuvent avoir laissé un impact significatif sur leur santé mentale et émotionnelle, pouvant entraîner des troubles tels que le stress post-traumatique, la dépression, l’anxiété ou d’autres problèmes psychologiques Voici quelques caractéristiques communes associées à ces expériences dites négatives Il faut rappeler que les recherches sur la conscience se heurtent à l’impossibilité ni d’observer, ni de reproduire une EMI. Cela reste un vécu subjectif et individuel. C’est la masse des millions de témoignages qui abondent dans le même sens qui interpellent les scientifiques. Comme le conclut Sam Parnia dans sa dernière étude publiée dans le journal Science Daily le 12 avril 2022 : « /… bien que les études systématiques n’aient pas été en mesure de prouver de manière absolue la réalité ou signification des expériences de patients et des revendications de conscience par rapport à la mort, il a été impossible de les renier non plus ». RD Supreniro invite à réfléchir sur ce phénomène de conscience non ordinaire, qui survient alors que le cœur et le cerveau sont inopérants. C’est un sujet sociétal à aborder sans tabou, notamment dans un contexte préventif des actes suicidaires. Le suicide est un acte tragique qui peut entraîner des conséquences graves et permanentes.Il est crucial de comprendre que des ressources et un soutien sont disponibles pour aider les personnes en détresse et prévenir les tragédies liées au suicide. Il est essentiel d’offrir un soutien et une écoute bienveillante aux personnes qui sont traversés par des idées suicidaires. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes confronté à des pensées suicidaires, il est important de demander de l’aide immédiatement. Vous pouvez contacter une ligne d’assistance téléphonique, un professionnel de la santé mentale ou vous rendre aux urgences pour obtenir une aide appropriée. Voir l’ensemble des dispositifs ici Nous vous invitons à visionner un extrait de la conférence Neuroplanète du 14 mars 2023 avec : – Dr Christophe Fauré, psychiatre, psychothérapeute, – Dr Fulvio Mazzola, médecin niçois et moine bouddhiste. Animé par Nicolas Bastuck, rédacteur en chef Société au Point qui évoque justement les expériences négatives. Accès à la vidéo complète : https://www.youtube.com/watch?v=trmDFOme6JA

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Une culture de prévention du suicide, c’est comment ?

Une culture de prévention du suicide, c’est comment ? Définition :Une culture de prévention du suicide (CPS) est une approche globale et proactive visant à promouvoir la santé mentale et le bien-être émotionnel dans une communauté ou une société donnée, à prévenir les comportements suicidaires et à réduire le taux de suicide. Un système collaboratif :Cette méthode implique un ensemble de mesures (l’éducation, la sensibilisation, la formation, la fourniture de ressources et de services de soutien, la promotion de la santé mentale et du bien-être général) et une collaboration entre les organisations (de santé mentale, les établissements de santé, les organismes gouvernementaux, les médias, les éducateurs, les travailleurs sociaux, et les membres de la communauté en général). Une prévention globale : Elle vise à promouvoir dès l’enfance des comportements sains et des pratiques de vie positives, à réduire la stigmatisation associée à la maladie mentale et au suicide, à créer un environnement qui encourage les personnes à rechercher de l’aide, à offrir des moyens de prévention et de traitement pour les personnes en crise. Une vigilance citoyenne : La CPS implique une démarche individuelle et collective, qui vise à prévenir le suicide à différents niveaux : individuel, familial, communautaire et sociétal. Elle se concentre sur la prévention primaire (promotion de la santé mentale et du bien-être), la prévention secondaire (dépistage précoce des risques de suicide) et la prévention tertiaire (prise en charge des personnes ayant tenté de se suicider). Que faut-il faire en France pour développer une CPS ? Il est important de noter que la CPS est un enjeu mondial et que de nombreux pays travaillent pour développer des stratégies de prévention efficaces. Plusieurs actions peuvent être entreprises en France   Accédez au projet RD Supreniro Revenir à l’accueil

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Idéation suicidaire et rêves, l’inconscient nous prévient il ?

Idéation suicidaire et rêves, l’inconscient nous prévient il ? S’il occupe un tiers de notre vie et que nous savons cette fonction biologique vitale, le sommeil (dont le rêve) reste encore un mystère et la communauté scientifique débat toujours sur sa ou ses fonctions précises. L’analyse des rêves peut-elle prédire le passage à l’acte suicidaire ? Troubles du sommeil et suicidalité –Une analyse longitudinale d’une étude communautaire représentative sur 30 ansLire ici Devant. Psychiatrie, 16 juillet 2018 Sect. Troubles du sommeil Volume 9 – 2018 Une courte durée de sommeil et une mauvaise qualité de sommeil prédisent les idées suicidaires du lendemain : une étude d’évaluation écologique momentanée Lire ici Cambridge University Press:  26 avril 2018 Mauvais rêves et cauchemars précédant les comportements suicidairesLire ici Geoffroy PA, Borand R, Ambar Akkaoui M, Yung S, Atoui Y, Fontenoy E, Maruani J, Lejoyeux M. Bad Dreams and Nightmares Preceding Suicidal Behaviors. J Clin Psychiatry. 2022 Nov 23;84(1):22m14448. doi: 10.4088/JCP.22m14448. PMID: 36416752.

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