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Cartographie génétique des troubles psychiatriques : ce que la science nous apprend (et ce qu’elle ne dit pas)

Structure génétique partagée entre 14 troubles psychiatriques, organisée en cinq facteurs transdiagnostiques. Image reproduite à des fins d’information scientifique. Licence : CC BY-NC-ND 4.0 – Source : Nature, 2025.

Cette figure illustre l’existence de vulnérabilités génétiques partagées entre plusieurs troubles, sans permettre aucune prédiction individuelle.

Pourquoi cet article

La prévention du mal‑être reste souvent cantonnée à la gestion des crises, une fois la souffrance installée. Or, la recherche scientifique contemporaine interroge de plus en plus les vulnérabilités communes qui précèdent l’apparition des troubles psychiques.

Cet article s’appuie sur une étude internationale majeure publiée dans la revue Nature afin de clarifier ce que la science génétique actuelle permet de comprendre — et ce qu’elle ne permet pas — au sujet du mal‑être, des troubles psychiatriques et de la prévention en amont.

Une étude de référence en génétique psychiatrique

En 2025, un consortium international de chercheurs a publié une étude intitulée Mapping the genetic landscape across 14 psychiatric disorders. Cette recherche repose sur l’analyse des données génétiques de plus d’un million de personnes, couvrant 14 troubles psychiatriques chez l’enfant et l’adulte.

Le travail est issu du Psychiatric Genomics Consortium, aujourd’hui considéré comme une référence mondiale dans le domaine de la génétique psychiatrique. Les méthodes employées sont robustes, croisées et reconnues par la communauté scientifique.

Ce que montre l’étude : des vulnérabilités largement partagées

L’un des enseignements majeurs de cette recherche est que les troubles psychiatriques ne sont pas des entités biologiquement isolées.

Les chercheurs identifient cinq grands facteurs génétiques transdiagnostiques qui expliquent environ deux tiers de la vulnérabilité génétique observée dans les 14 troubles étudiés.

Autrement dit : des diagnostics différents peuvent reposer, en partie, sur des fondements biologiques communs.

Cette approche remet en question une vision strictement cloisonnée de la santé mentale et ouvre la voie à une compréhension plus dimensionnelle des troubles psychiques.

Ce que l’étude ne dit pas

Il est essentiel de poser des limites claires :

  • Cette recherche ne permet pas de prédire si une personne développera un trouble psychique.

  • Elle n’identifie pas de gène de la maladie mentale.

  • Elle ne réduit pas la souffrance humaine à une explication biologique.

La génétique décrit des vulnérabilités probabilistes, jamais des destins individuels. Les trajectoires psychiques restent profondément influencées par l’environnement, les expériences de vie, les relations et le contexte social.

Ce que cela change pour la compréhension du mal‑être

Cette étude confirme scientifiquement ce que de nombreux cliniciens observent depuis longtemps :

  • Les souffrances psychiques sont souvent entrelacées.

  • Les frontières entre troubles sont parfois poreuses.

  • Les facteurs émotionnels, relationnels et adaptatifs jouent un rôle central bien avant l’apparition d’un diagnostic.

Cela invite à déplacer le regard :

du traitement d’une pathologie isolée vers la compréhension de processus de vulnérabilité partagés.

Prévention : pourquoi agir en amont a du sens

Si plusieurs troubles reposent sur des vulnérabilités communes, alors certaines actions de prévention peuvent avoir un impact transversal.

Agir tôt sur :

  • la compréhension des émotions,

  • la qualité des relations,

  • la capacité à demander de l’aide,

  • la reconnaissance des signaux de détresse,

ne relève pas d’une approche floue ou idéologique, mais d’une logique cohérente avec l’état actuel de la recherche.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la démarche de Supreniro : proposer une pédagogie de prévention primaire, non thérapeutique, fondée sur des repères transmissibles.

À propos des modèles pédagogiques (dont les « cinq blessures »)

Certains outils pédagogiques populaires, comme les « cinq blessures », ne constituent pas des modèles scientifiques validés en psychiatrie ou en génétique.

Ils peuvent toutefois être utilisés avec prudence, comme des supports de langage permettant d’aider des jeunes à nommer des vécus émotionnels et relationnels.

Dans le cadre de Supreniro, ces approches ne sont jamais présentées comme explicatives des maladies psychiques, mais comme des outils de compréhension subjective, distincts de la recherche biomédicale.

Dépistage précoce : quelles perspectives réelles ?

La question revient souvent : pourra‑t‑on un jour détecter les troubles psychiques dès l’enfance, par l’ADN, le sang ou l’imagerie cérébrale ?

À ce jour, la réponse scientifique est claire : non, pas de manière fiable et prédictive.

La recherche progresse cependant vers une meilleure compréhension des facteurs de vulnérabilité, combinant génétique, développement cérébral et environnement. Ces avancées pourraient, à long terme, améliorer le repérage précoce — sans jamais se substituer à l’écoute clinique et humaine.

Et l’épigénétique, les traumatismes transgénérationnels ?

Cette étude ne traite pas de l’épigénétique ni des effets des traumatismes vécus par les ancêtres.

Ces questions relèvent d’un autre champ de recherche, encore en construction, qui doit être abordé avec rigueur et sans extrapolation hâtive.

Une conclusion lucide

Cette recherche marque une avancée scientifique majeure. Mais elle rappelle surtout l’ampleur de ce que nous ne savons pas encore.

Malgré des investissements publics importants dans la prise en charge des troubles psychiques, la prévention primaire et la recherche fondamentale sur les causes du mal‑être restent encore largement sous‑financées.

Comprendre avant de réparer, prévenir avant de soigner : ce déplacement de regard constitue sans doute l’un des enjeux majeurs des années à venir.

Cette recherche est citée ici à des fins d’information scientifique et n’implique aucun soutien des auteurs au projet Supreniro.

Référence scientifique Lee P.H., Kendler K.S., Smoller J.W., et al. Mapping the genetic landscape across 14 psychiatric disorders Nature, décembre 2025, vol. 649, n° 8096. DOI : 10.1038/s41586-025-09820-3 Étude menée par le Psychiatric Genomics Consortium (Cross-Disorder Group).

Cet article s’inscrit dans une démarche de transmission et de prévention. Il ne se substitue ni à un avis médical, ni à un suivi thérapeutique.
Accéder à l’article 

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Et si prévenir voulait dire éduquer ?

Réflexions après le rejet de notre projet Supreniro (27 juin 2025)

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’honneur d’être sollicitée pour déposer une note d’intention dans le cadre de l’appel à projets 2025 de « Prévention Suicide France ».

 Ce projet, que je porte depuis plusieurs années à travers l’association
 RD Supreniro, propose une approche pédagogique structurée pour initier dès l’enfance une culture de prévention du suicideUne approche éducative, laïque, citoyenne, construite autour de l’estime de soi, de la parole ouverte, de la capacité à demander de l’aide, pour soi ou autrui — bien en amont des premières idées suicidaires.
La réponse est tombée : la lettre d’intention n’a pas convaincu. Nous ne pourrons pas exposer notre projet. 
 👉Selon le comité, notre démarche relèverait d’une « sensibilisation générale à la santé mentale”, sans lien direct “établi avec la prévention du suicide”, et ne s’articulerait pas assez clairement avec les dispositifs de soins existants.
 
Je reçois ce retour avec respect — mais aussi avec la lucidité que m’apporte l’expérience de terrain.
 Ce projet n’est pas un écart flou de sensibilisation.
C’est une proposition de changement de paradigme.
 

La santé mentale est reconnue grande cause nationale 2025

Un paradigme dans lequel :

✅on cesse d’intervenir uniquement quand la souffrance est déclarée,
✅on accepte que la prévention se construise en amont de la crise, et non dans sa gestion,
✅on donne aux enfants, dès 7 ans, les clés de compréhension de leurs émotions, de leurs besoins, et des ressources pour rester vivants — intérieurement et socialement.

 Je comprends que cette approche dérange.
 Elle bouscule les modèles établis, où la prévention se mesure au taux de réponse des lignes d’urgence, aux protocoles de repérage, aux indicateurs de crise.
 Or ce que je propose avec Supreniro, c’est d’agir avant la courbe, dans ce moment silencieux où la détresse n’a pas encore de nom, mais déjà des racines.

 Oui, c’est difficile à mesurer.
 Oui, cela demande un pas de côté.
 Oui, cela remet en question certaines logiques d’intervention descendantes.

Mais c’est justement ce type d’audace qui manque à notre société.
 
Alors non, la lettre d’intention de Supreniro n’a pas été retenu.
 Mais Supreniro continue.
 Parce que je sais, et vous êtes nombreux·ses à me le confirmer, que ce type de démarche est non seulement nécessaire, mais inévitable à terme.
 Je l’écris ici pour en faire date :
Ce projet vit déjà. L’idée est dans l’air.
Et si un jour, une version édulcorée, institutionnelle, de cette prévention par anticipation voit le jour dans les circuits officiels… alors je serai heureuse d’avoir contribué à en porter la première étincelle.
 
Merci à toutes celles et ceux qui m’accompagnent, me soutiennent, me lisent.
 L’idée continue de marcher. Avec vous. Pour demain.
 🙏
 Isabelle Tintinger

 

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Une culture de prévention du suicide, c’est comment ?

Une culture de prévention du suicide, c’est comment ?

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Définition :
Une culture de prévention du suicide (CPS) est une approche globale et proactive visant à promouvoir la santé mentale et le bien-être émotionnel dans une communauté ou une société donnée, à prévenir les comportements suicidaires et à réduire le taux de suicide.

Un système collaboratif :
Cette méthode implique un ensemble de mesures (l’éducation, la sensibilisation, la formation, la fourniture de ressources et de services de soutien, la promotion de la santé mentale et du bien-être général) et une collaboration entre les organisations (de santé mentale, les établissements de santé, les organismes gouvernementaux, les médias, les éducateurs, les travailleurs sociaux, et les membres de la communauté en général).

Une prévention globale :

Elle vise à promouvoir dès l’enfance des comportements sains et des pratiques de vie positives, à réduire la stigmatisation associée à la maladie mentale et au suicide, à créer un environnement qui encourage les personnes à rechercher de l’aide, à offrir des moyens de prévention et de traitement pour les personnes en crise.

Une vigilance citoyenne :

La CPS implique une démarche individuelle et collective, qui vise à prévenir le suicide à différents niveaux : individuel, familial, communautaire et sociétal.

Elle se concentre sur la prévention primaire (promotion de la santé mentale et du bien-être), la prévention secondaire (dépistage précoce des risques de suicide) et la prévention tertiaire (prise en charge des personnes ayant tenté de se suicider).

Que faut-il faire en France pour développer une CPS ?

Il est important de noter que la CPS est un enjeu mondial et que de nombreux pays travaillent pour développer des stratégies de prévention efficaces.

Plusieurs actions peuvent être entreprises en France  

Accédez au projet RD Supreniro

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Idéation suicidaire et rêves, l’inconscient nous prévient il ?

Idéation suicidaire et rêves, l’inconscient nous prévient il ?

S’il occupe un tiers de notre vie et que nous savons cette fonction biologique vitale, le sommeil (dont le rêve) reste encore un mystère et la communauté scientifique débat toujours sur sa ou ses fonctions précises.
L’analyse des rêves peut-elle prédire le passage à l’acte suicidaire ?

Troubles du sommeil et suicidalité –
Une analyse longitudinale d’une étude communautaire représentative sur 30 ans
Lire ici

Devant. Psychiatrie, 16 juillet 2018 Sect. Troubles du sommeil Volume 9 – 2018

Une courte durée de sommeil et une mauvaise qualité de sommeil prédisent les idées suicidaires du lendemain : une étude d’évaluation écologique momentanée
Lire ici

Cambridge University Press:  26 avril 2018

Mauvais rêves et cauchemars précédant les comportements suicidaires
Lire ici

Geoffroy PA, Borand R, Ambar Akkaoui M, Yung S, Atoui Y, Fontenoy E, Maruani J, Lejoyeux M. Bad Dreams and Nightmares Preceding Suicidal Behaviors. J Clin Psychiatry. 2022 Nov 23;84(1):22m14448. doi: 10.4088/JCP.22m14448. PMID: 36416752.

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Expérience de mort imminente partagée

Expérience de mort imminente partagée

La preuve que l’on attendait ?

Lorsque l’expérience de mort imminente est partagée simultanément par des personnes, présentes au chevet du mourant, qui sont elles tout à fait en vie, et qui témoignent avoir vécu les critères d’une EMI (selon l’indice WCEI), comment ne pas confondre notre scepticisme à cette réalité objective ?

Est ce que le phénomène des EMI partagées, est le sésame qui permettra de démontrer la réalité d’un état de conscience non localisé dans le cerveau ?

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Un médecin témoigne de l’expérience de mort imminente partagée qu’il a vécu

Interview du docteur Jean-Pierre POSTEL par l’Institut Suisse des Sciences Noétiques –
Un médecin témoigne de l’expérience de mort imminente partagée qu’il a vécu simultanément avec sa femme (médecin) et leur fils (infirmier) alors qu’ils sont au chevet d’un proche mourant.

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Expérience de mort imminente (EMI) et suicide : le choc ontologique qui change tout.

Expérience de mort imminente (EMI) et suicide : le choc ontologique qui change tout.

D’après un article de Pascal le Maléfan – janvier 2018

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RD Supreniro vous partage un article très intéressant de Pascal le Maléfan (Psychologue, Psychanalyste, Professeur de psychologie clinique, université de Rouen) qui pose un corollaire entre EMI et récidive de l’acte suicidaire.

La clinique des suicidants rapportant avoir vécu une expérience de mort imminente, n’étaye pas de théorie selon laquelle « vivre un état de mort » protégerait de la récidive, cependant certains expérienceurs reconnaissent que ce vécu subjectif a redonné un sens à leur vie.

Mieux connaître la conscience, à travers les témoignages d’expériences de mort imminente, les recherches expérimentales, peut-il participer à la prévention du suicide, avant même toute première tentative ?

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Le suicide, pourquoi il faut en parler.

Le suicide, pourquoi il faut en parler.

La parole soulage !

https://www.rts.ch/audio-podcast/2021/audio/le-suicide-pourquoi-il-faut-en-parler-25386319.html

Emission du 27 mai 2015 sur la chaîne RTS (Radio Télévision Suisse, site : rts.ch)

Dans ce reportage, les éclairages des spécialistes font échos aux témoignages d’hommes et de femmes qui ont tenté de mettre fin à leurs jours mais aussi de personnes qui ont perdu un proche à la suite d’un suicide.

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Loi relative à «l’interdiction des violences éducatives ordinaires»

Loi relative à «l’interdiction des violences éducatives ordinaires»

La France devient le 10 juillet 2019 le 56éme pays à interdire les châtiments corporels sur les enfants

Le 119, c’est le numéro gratuit d’aide pour les enfants en danger

Un projet de loi voté presque à l’unanimité.

Depuis deux siècles en France, la chambre criminelle de la Cour de cassation reconnaissait aux parents et aux éducateurs un « droit de correction ». En 1958, le droit de correction paternel a été supprimé du Code civil, cependant, la jurisprudence du droit de correction coutumier a perduré.

Après avoir été condamné par le Conseil de l’Europe en 2015  pour ne pas avoir encore interdit les châtiments sur les enfants (Violences, fessée, gifle, tirage d’oreilles…), le Parlement français a adopté la loi relative à « l’interdiction des violences éducatives ordinaires » le 10 juillet 2019

Proposition de loi n°2244 de Mme Edwige Antier

« L’enfant a droit à une éducation non violente. Aucun enfant ne peut être soumis à des châtiments corporels ou à toute forme de violence physique ».

Le texte de loi sur l’interdiction des violences éducatives ordinaires est adopté à main levée à l’unanimité le 10 juillet 2019.
Il est inscrit dans le Code civil, à l’article lu à la mairie lors des mariages, que « l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques ».

Un bilan accablant

Le secrétaire d’État comme la plupart des orateurs ont dressé un bilan accablant des conséquences souvent durables des violences exercées sur l’enfant et sur l’adulte en devenir : Baisse de l’estime de soi, augmentation des comportements antisociaux…
C’est un facteur de risque de crise suicidaire. En France, un enfant entre 5 et 14 ans met fin à ses jours tous les 12 jours environ.

Risques en cas de non respect de la loi :

la loi ne concerne que les titulaires de l’autorité parentale, ainsi que les assistantes maternelles. Toutefois, si ce droit n’est plus reconnu aux parents, il ne doit donc plus l’être aux autres adultes.

  • Être signalés à la police,
  • Les services sociaux peuvent retirer la garde de l’enfant,
  • Prescription d’un stage ou d’une formation (par exemple, stage de responsabilité parentale),
  • Réparation du dommage subi,
  • Mesure d’éloignement,
  • Cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende dans les cas les plus graves.

Thierry BECCARO devient ambassadeur UNICEF FRANCE

L’animateur et comédien, devenu écrivain en témoignant de son enfance difficile, a été nommé ambassadeur d’UNICEF France, à son retour de mission en Côte d’Ivoire.
Publié le 08 avril 2019© UNICEF/UN0285088// Frank Dejongh Lire l’article ici

« Un enfant protége ses parents, même s’il est battu ».

« Un enfant n’a pas les moyens et les mots pour demander de l’aide ».

« Un enfant maltraité va devenir un adulte fragile, en manque de confiance en soi, sujet à une peur indicible ».

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Chaîne You Tube BRUT, Thierry Beccaro témoigne

Pour aller plus loin

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Bientôt un numéro national de prévention du suicide

Bientôt un numéro national de prévention du suicide

Reportage de Cécile Bidault de France Bleu Nord. (29/03/21)

Le CHU de Lille a été choisi par le gouvernement pour coordonner la création du futur numéro national de prévention du suicide. Un numéro de téléphone qui sera activé le 10 septembre 2021. Il pourra être appelé par des personnes qui ont des idées suicidaires, et leur entourage.

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Quand le cinéma fait l’autopsie du choix de mourir.

Quand le cinéma fait l’autopsie du choix de mourir.

Les salles de cinéma rouvrent en ce 19 mai 2021, et c’est avec enthousiasme que j’ai pris mon billet pour voir le dernier film d’Albert DUPONTEL « Adieu les cons ».

Quelle ne fut pas ma stupéfaction aux dernières images du film !

J’ai quitté la salle, encore plus déterminée à œuvrer au développement d’une culture de prévention du suicide !

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Enquête nationale sur la santé mentale des jeunes enfants

Enquête nationale sur la santé mentale des jeunes enfants

Au printemps 2022, Santé publique France lancera, avec l’appui des ministères chargés de la Santé et de l’Éducation nationale et des acteurs agissant auprès des enfants et des jeunes, une enquête visant à produire des indicateurs de santé mentale chez les enfants de 3 à 11 ans en France métropolitaine et dans les DROM.

Crédits Pixabay

Source site Santé Publique France –
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Troubles psy, légers à modérés : le nouveau dispositif du gouvernement

Troubles psy, légers à modérés : le nouveau dispositif du gouvernement

Forfait psy pour les enfants et les adolescents

 Crédit Pixabay

Ce dispositif d’accompagnement psychologique* dans le contexte de la crise sanitaire, s’adresse aux mineurs.

Il s’agit de la prise en charge financière de dix séances chez un psychologue, pour les enfants de 3 à 17 ans.
Les professionnels de l’enfance alertent sur la hausse des pensées suicidaires dans cette catégorie de la population.
Emmanuel Macron a annoncé ce plan de prévention destiné à faire le point et traiter les troubles psychiques liés à la crise sanitaire de la Covid-19.
Source France Info du 04/05/2021

* mai 2021 à janvier 2022

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Hausse des primo consultations en pédo psychiatrie

Hausse des primo consultations en pédo psychiatrie

Des professionnels de santé alertent sur la hausse importante des primo consultations pédopsychiatriques, dans le contexte de la crise sanitaire. Comment accompagner ces jeunes, pour qu’ils fassent le choix de vivre, malgré l’isolement, la rupture avec le cercle amical, l’anxiété de transmettre le virus à leurs proches, l’arrêt des activités culturelles et sportives ? Comment redonner du sens au quotidien ? 
Pédopsychiatrie - Charles Perrens Bordeaux
Image extraite du livret d’accueil du Pôle Universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent (PUPEA)

Bordeaux : flambée des hospitalisations de jeunes adolescents en psychiatrie à Charles-Perrens

Article du 15/04/2021 de America Lopez – Lire l’article

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A propos de la crise sanitaire 2019

Image par Free-Photos de Pixabay 

La pandémie de Covid-19 exacerbe certains facteurs de risque des crises suicidaires, et les associations d’écoute ainsi que les professionnels de santé alertent sur l’effet rebond auquel il convient peut-être de s’attendre sur les mois à venir.

La pandémie de Covid-19 exacerbe certains facteurs de risque des crises suicidaires, et les associations d’écoute ainsi que les professionnels de santé alertent sur l’effet rebond auquel il convient peut-être de s’attendre sur les mois à venir.
Cependant, en l’absence de données randomisées, il est impossible d’établir un prévisionnel, d’autant plus que dans le contexte d’urgence sanitaire mondial, les ressources cliniques et économiques sont prioritairement investies dans les secours de première urgence.
Bien que la situation mondiale soit anxiogène, touchant toutes les populations, tous les âges, il convient de considérer que, compte tenu de – la fermeture des écoles, le télétravail, le chômage partiel – les facteurs de risque liés aux harcèlements scolaires, à l’épuisement professionnel et le stress associé à l’insécurité économique sont régulés en France.
Il convient d’être extrêmement prudent avec un modèle prévisionnel qui ne retient que les facteurs de risque sans tenir compte des facteurs de compensation.
Certes, le confinement prolongé, l’isolement, la perte de liens sociaux, la distanciation sociale, la perte d’emploi liée à la pandémie, le stress des professionnels en première ligne, peuvent impacter la santé mentale.
Le deuil d’un proche, auquel s’ajoute parfois la douleur de ne pas avoir pu l’accompagner en réanimation, ou de ne pas avoir pu assister à ses obsèques du fait des restrictions sanitaires, renforce la détresse contextuelle.
Cependant, nombreux sont ceux qui ont pu à cette occasion, découvrir que l’on pouvait apprendre à vivre autrement. Il est fait de plus en plus mention d’un « monde d’après », l’inconscient collectif se prépare déjà à un changement de paradigme. 
Il semble que cette pandémie nous ait donné un regard nouveau sur l’essentiel, sur le sens de la vie. D’une absence de connaissance du virus, de son vecteur de transmission, face aux normes sanitaires imposées et jugées le plus souvent inadéquates et disruptives, face aux protocoles thérapeutiques décriés et contestés, l’on assiste progressivement, à une volonté de plus en plus marquée de vivre autrement.
Ainsi, faire le choix de vivre, repose chaque jour sur la certitude que nos espoirs de vaincre la souffrance physique et/ou morale est possible. C’est ce « possible » que je souhaite vous soumettre, à travers mon engagement dans le développement d’une culture de prévention du suicide.

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